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 Nouvelles du 18 juillet 2013

19/7/2013

Agence Artibonitienne de Presse (AAP)

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Les tensions survenues à l’Estère font au moins 2 morts et 6 blessés dont un soldat de la MINUSTAH

Gonaïves, 18 juillet 2013-(AAP)- Les dernières tensions survenues à l’Estère (commune de l’Artibonite) ont fait au moins deux (2) morts et six (6) blessés dont certains grièvement.

Les habitants de l’Estère ont bloqué mercredi la nationale #1 au niveau de cette commune pour réclamer justice en faveur du juge d’instruction, Jean Serge Joseph, décédé le samedi 13 juillet dernier dans un centre hospitalier privé de la capitale des suites d’un Accident Vasculaire Cérébral (AVC).

Selon des informations recueillies jeudi par  l’AAP, un octogénaire répondant au nom de Ti Aimé et un bébé de trois (3) mois ont succombé après voir inhalé du gaz lacrymogène.

Parmi les blessés figurent un agent de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et Marcel Joseph, un cousin du juge d’instruction. Ce dernier a reçu deux (2) projectiles.

Joint au téléphone par l’AAP, le responsable de la communication pour les militaires de la MINUSTAH, M. Eric Marlin, a confirmé qu’un soldat de la mission a été blessé par jet de pierres dans l’exercice de sa fonction.

Selon M. Marlin, l’état de santé du soldat est stable et non critique.

Les autres victimes sont Gorry ainsi connu qui a reçu deux (2) balles, Blanc Charite a reçu 2 projectiles, Clerson Cénoble et prénommé Robenson, un habitant de la localité de Mapou qui a été touché au cou. Certains des blessés sont dans un état critique. Ils ont été transférés du centre communautaire de l’Estère vers l’hôpital Saint-Nicolas de Saint-Marc (bas-Artibonite) pour recevoir des soins, explique un ambulancier.

Par ailleurs, les habitants de l’Estère ont critiqué le comportement des policiers qui, selon eux, ont fait usage abusif du gaz lacrymogène.

Au moins trois bébés et de nombreux adultes dont une tante de l’agent exécutif intérimaire de l’Estère, Michelet Jean-Jacques, ont été hospitalisés au service d’urgence du centre communautaire de la ville, après avoir respiré du gaz lacrymogène. Le local de la radio « Heure de vérité » n’a pas été épargné, a indiqué un journaliste de la radio, Ronald Casséus.

Ce jeudi, un calme apparent a été constaté dans la commune de l’Estère où les activités commerciales reprenaient timidement. Deux camions de la Compagnie d’Intervention et de Maintien d’Ordre (CIMO) sillonnent les rues de la ville.

Parallèlement, les initiateurs de la manifestation de mercredi ont fait part de leur volonté de maintenir le mouvement jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction.

Les protestataires ont pointé du doigt le Président Joseph Michel Martelly qu’ils accusent d’être le principal responsable de la mort du juge d’instruction, Jean Serge Joseph.

D’un autre coté, des initiateurs du mouvement de revendications contre la mort du juge Jean Serge Joseph,  ont critiqué le maire principal de la Commune, Michelet Jean-Jacques,  qui les aurait qualifiés de « bandits »  et «petits voleurs » lors d’une intervention sur les ondes d’une station privée de Port-au-Prince.

Selon les protestataires, cette déclaration vise à discrédité leur mouvement.

Les estériens se demandent si l’agent exécutif intérimaire, éventuel candidat à la mairie,  ne serait pas complice dans la mort du juge.

Par contre, le président de la commission communale de l’Estère a démenti les accusations portées contre lui par les instigateurs du mouvement de protestation.

Dans une interview à l’AAP, M. Jean-Jacques a fait savoir que c’est un ancien « employé révoqué » de l’Hôtel de ville qui est également un potentiel candidat à la mairie de l’Estère qui, pour des raisons personnelles, a décidé de déformer sa déclaration.

Michelet Jean-Jacques dit reconnaître que la population a le droit de protester contre une chose qu’elle estime incorrecte. 

Toutefois, il invite les protestataires à manifester pacifiquement pour éviter tout désordre.

Le président de la commission communale estime qu’il  est « anormal que les activités commerciales soient totalement paralysées au moment où les parents préparent la rentrée scolaire de leurs enfants ».

AAP, 18 juillet 2013

 

 

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