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 Nouvelles du 26 juin 2012

27/6/2012

Agence Artibonitienne de Presse

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Des pêcheurs et producteurs de sel des Gonaïves appellent à l’aide des autorités pour améliorer leur production

 

Gonaïves, 26 juin 2012 – (AAP)- Des pêcheurs et producteurs de sel de la ville des Gonaïves (département de l’Artibonite) ont déclaré lundi n’avoir reçu l’aide d’aucune autorité, d’organisations internationales et non gouvernementales pour  améliorer leur production.

Interrogés par l’AAP, des producteurs de sel ont fait savoir que seules quelques délégations composées d’haïtiens et d’étrangers les visitent de temps en temps, sans aucune promesse.

Jacques Joseph,  propriétaire d’une quinzaine de bassins de récolte de sel, a estimé que ce secteur, s’il est encadré, peut générer beaucoup d’emplois.

Selon M. Joseph, malgré l’absence de l’aide de la part des autorités, de nombreuses familles des quartiers populaires de Raboteau et de Jubilé vivent de cette activité.

Pour sa part, Paul Emile a déclaré que la majorité de ses bassins ont été détruits lors des cyclones Hannah et Ike, en 2008, et maintenant, a-t-il dit, il s’active à les nettoyer pour repartir à zéro.

Il déclare souhaiter l’intervention des autorités compétentes pour les aider à améliorer la production de sel.

De leur côté, les pêcheurs des Gonaïves déplorent leur mauvaise condition de fonctionnement.

« Nous travaillons, avec les moyens du bord, sans l’aide de personne », a lancé un pécheur d’une quarantaine d’années, ajoutant que les pêcheurs sont obligés de s’associer pour tenir le coup.

Interrogé sur l’aide octroyée par des organisations internationales aux organisations de pêcheurs de la place, Roger Réginald (25 ans), a déclaré avoir remarqué la présence des responsables d’organisations quand ils viennent récupérer les signatures.

« Nous ne voyons plus personnes, une fois que l’argent est débloqué », a-t-il lancé.

Par ailleurs, Roger Reginald a indiqué que l’ensablement de la mer par les différents cyclones qui ont inondé la cité de l’indépendance rend plus difficile le métier de pêcheur.

« Pour faire une bonne prise, nous sommes obligés, malgré l’absence de matériel nécessaire, d’aller de plus en plus loin de la côte », a-t-il fait savoir, soulignant que certaine fois, ils passent plusieurs nuits en mer sans rien pris.

C’est un drôle de métier, a-t-il ironisé.

AAP, 26 juin 2012

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