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 Nouvelles du 18 avril 2012

18/4/2012

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Le chef du parquet des Gonaïves se prononce en faveur de la prestation de serment des juges de paix nommés par le Ministère de la Justice dans la juridiction des Gonaïves

Gonaïves, 18 avril 2012-(AAP)- Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil des Gonaïves, Mésac Philogène, a indiqué mercredi que le parquet est disposé à recevoir les trois (3) juges de paix nommés par le ministère de la justice dans la juridiction des Gonaïves.

Le conseil de discipline du barreau des Gonaïves s’est opposé vendredi à la cérémonie  de prestation de serment des trois (3) juges, arguant que ces derniers ne sont pas des licenciés en droit et n’ont aucune compétence pour occuper ces fonctions. 

Il s’agissait de Carlo Etienne, nommé juge de paix de Coridon (Anse-Rouge), Blondel Petit-Frère, juge de paix de Bayonnais (Gonaïves) et David Leblanc, juge de paix (section nord) des Gonaïves. Le nommé Carlo Etienne a été appréhendé par la police pour son implication présumée dans l’incendie du marché communal des Gonaïves dans la nuit du 20 au 21 mai 2011. Jusqu’à date, aucune note officielle n’a été publiée par les autorités judicaires de la ville pour disculper Carlo Etienne de ce qu’on lui reprochait.

Interrogé par des journalistes, Me Philogène a  fait savoir qu’il n’a pas à se prononcer sur la moralité ou la personnalité de ces personnes.

« Nous sommes des représentants de l’Etat et nous sommes disposés à recevoir la prestation de serment de tous les employés nommés par le Ministère de tutelle dans le cadre du renforcement du système judiciaire », a déclaré Me Philogène.

Par ailleurs, le chef du parquet des Gonaïves a confirmé que des mesures ont été adoptées par le pouvoir central de concert avec les autorités locales en vue d’assurer la sécurité de la population de Saint-Michel de l’Attalaye.

Des membres du Conseil d’Administration de la Section Communale (CASEC) de Saint-Michel de l’Attalaye ont récemment dénoncé un climat d’insécurité qui s’abat sur cette commune.

Me Philogène a indiqué que des actions seront entreprises par les autorités policières et judiciaires pour mettre les bandits hors d’état de nuire.
AAP, 18 avril 2012

Les habitants des sections communales de Jean-Rabel dénoncent les problèmes auxquels ils sont confrontés

Gonaïves, 18 avril 2012-(AAP)- Des habitants de Jean-Rabel (Nord-Ouest) ont fait état mercredi des différents problèmes auxquels est confrontée leur commune.

Les paysans citent notamment la sécheresse, les infrastructures (routes, électricité), la Santé, l’Education,  l’eau potable etc.

Interrogés par l’AAP, les paysans des sept (7) sections communales de Jean-Rabel, Lacoma (1ère), Guinodé (2ème), La réserve (3ème), Djondjon (4ème), Vieux-terre (5ème), Grand-source (6ème), Dessources (7ème)  dénoncent la sécheresse qui s’abat sur cette commune depuis tantôt six (6) mois. 

Les paysans rapportent que l’absence de la pluie a de sérieuses conséquences sur les cultures de maïs, d’arachide (pistache), sorgho (petit-mil) et pois congo. Ce qui augmente la vulnérabilité de la population face à la famine et la malnutrition.

Un citoyen de la localité de Raymond, 1ère section Lacoma,  Jorilien Charles, a rappelé qu’il a plu sur cette région  depuis le mois de novembre 2011. Partout, dit-t-il, c’est le vent et la poussière.

Selon Jorilien Charles, les sections communales de Jean-Rabel sont dépourvues de toutes les infrastructures.

Les écoles primaires qui desservent les sections communales de Jean-Rabel font face à des carences en professeurs, salles de classe, matériels didactiques et pédagogiques. Les institutions scolaires privées ne bénéficient pas du programme Education Pour Tous  (EPT) du gouvernement.

Les routes en terre battue reliant Jean-Rabel et les autres communes du département du nord-ouest sont impraticables, selon les paysans.

Pour sa part, le pasteur Germilus Chevelon, a indiqué que l’eau potable constitue l’un des problèmes majeurs des sections communales de Jean-Rabel.

« L’eau que nous buvons est salée » a déclaré Germilus Chevelon, soulignant que les citernes contruites pour alimenter la population en eau n’existent presque plus en raison de la sécheresse.

Un aller-retour Jean-Rabel/Port-au-Prince (capitale d’Haïti) coûte  1500 gourdes ($300 ht). 

La population de cette commune appelle à l’intervention des autorités haïtiennes pour les aider à sortir de cette situation.
AAP, 18 avril 2012


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