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 Nouvelles du 29 mars 2012

29/3/2012

Agence Artibonitienne dePresse (AAP)

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L’ancien chef rebelle Guy Philippe participe à la parade  des anciens militaires au Cap-Haïtien

 

Port-au-Prince, 29 mars –(AAP)- L’ancien chef de l’insurrection armée contre l’ex-président Jean Bertrand Aristide en 2004, Guy Philippe, a participé jeudi au Cap-Haïtien, à la parade des anciens militaires pour marquer le 25e anniversaire de la constitution de 1987.

 

Accompagnés de certains membres de la population, les hommes armés portant l’uniforme des ex-Forces Armées d’Haïti (FAd’H) ont gagné les rues de la deuxième (2eme) ville du pays.

 

Interrogés par des journalistes, Guy Philippe et le commandant de  la troupe des anciens militaires du Cap, Raymond Chèrenfant ont réclamé le retour de l’Armée d’Haïti tout en exhortant les autorités politiques  à tenir leurs promesses de campagne.  

 

Guy Philippe, lui-même en tenue civile, a dénoncé la façon dont le gouvernement gère le dossier des anciens  militaires qui occupent depuis plusieurs semaines des espaces publics du pays.

 

Parallèlement, des militants Lavalas ont également gagné les rues du Cap-Haïtien à l’occasion du 25e anniversaire de la constitution.

 

La situation a failli tourner au vinaigre quand les deux groupes de manifestants se sont rencontrés, à la Faussette (quartier populaire du Cap-Haïtien).

 

Les manifestants ont lancé des pierres et des tessons de bouteilles sur les anciens militaires qui ont riposté en tirant des coups de feu en l’air, sans faire de blessés.

 

La manifestation était partie du centre-ville du Cap-Haïtien pour se rendre à Vertières.  

AAP, 29 mars 2012, Goudou Pierre Phaill


La constitution de 1987, « un recueil de mensonge officiel », selon Evans Paul

Gonaïves, 29mars 2012–(AAP)- Le leader de l’organisation politique  Convention Unité Démocratique (KID en créole), Evans Paul, a estimé jeudi que la constitution de1987 est devenue « un recueil de mensonge officiel ».

Evans Paul s’exprimait lors d’une conférence-débat organisée aux Gonaïves (département de l’Artibonite) à l’initiative de la branche locale de la KID pour commémorer le 25ème anniversaire de la constitution.

Evans Paul a cité en exemple le droit à l’éducation prescrit dans la constitution qui est un devoir du chef de l’Etat, non une faveur,comme prétendent les actuels dirigeants du pays.

 « Depuis1804, la loi fait obligation à l’Etat de scolariser tous les enfants en âge d’aller à L’Ecole », a déclaré le leader de la KID, ajoutant que le pays n’est ni souverain ni indépendant.

« Comment peut-on parler de souveraineté nationale quand une force militaire étrangère est présente dans le pays »,s’est interrogé Evans Paul, arguant que les notions de liberté et de démocratie prévues par la constitution n’existent pas.

Le leader de la KID a salué la mémoire de tous les haïtiens tombés pour l’avancement de la démocratie en Haïti.

Pour sa part, l’homme de loi, Osner H. Févry, a dressé un bilan négatif de l’application de la constitution qui, dit-il, est systématiquement violée par les autorités.

Faisant savoir que cette constitution a été rédigée dans une période de passion exacerbée et de division, Osner Fevry a indiqué que la charte fondamentale n’a pas apporté les changements escomptés.

D’un autre coté, Me Févry a indiqué qu’il est important aujourd’hui de discuter sur l’avenir de cette constitution pour tenter de corriger les erreurs commises pendant ces vingt-cinq(25) dernières années.

AAP, 29 mars 2012

 

25ème anniversaire de la constitution de 1987 : un ancien constituant déplore que la loi mère n’ait jamais été appliquée par les autorités

Gonaïves, 29mars 2012–(AAP)- Un ancien membre de l’assemblée constituante de 1987, Guy Jacob Latortue, a déploré jeudi que vingt-cinq(25) ans après son adoption par le peuple, la constitution haïtienne n’ait jamais été appliquée par les autorités.

M. Latortue s’exprimait au cours d’une conférence-débat organisée par la branche locale de la KID pour commémorer le 25ème anniversaire de la loi mère.

Selon M. Latortue, les chefs d’Etat haïtiens  jouent à la fois le rôle de Président et de Premier Ministre, malgré que la constitution définisse clairement les attributions de chacun d’eux.

 «Les présidents haïtiens veulent toujours se substituer aux  Premiers Ministres », a lancé l’ancien constituant, soulignant que seul le Premier Ministre, Gérard Latortue, a pu jouer son rôle sans contrainte, dans toute l’histoire de cette constitution.

Guy Latortue a indiqué que la séparation des pouvoirs constitue l’une des grandes innovations de cette constitution qui fait du  Président de la République le chef de l’Etat et du Premier Ministre le chef du gouvernement.

Il a également cité la liberté de la presse,  de la parole et de réunion comme des acquis constitutionnels. La haute cour de justice, la commission de conciliation et le conseil constitutionnel sont entre autres des institutions prévues par la constitution.

Par ailleurs, l’ancien constituant a rappelé les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles cette constitution a été élaborée.

Selon lui,  la classe politique haïtienne n’était pas favorable à l’élaboration  de la loi mère.

« Même la presse haïtienne avait boycotté les travaux de l’assemblée constituante », a-t-il fait savoir.

Jacob Latortue a rappelé que l’assemblée devrait prendre siège à l’évêché des Gonaïves, mais le gouvernement d’alors avait décidé de  la transférée à Port-au-Prince au Palais législatif en raison, dit-il, des manifestations organisées par les anti-constitutionnalistes.

Après quatre (4) mois de travail, explique-t-il, la nouvelle constitution a été remise aux autorités qui l’avaient soumise à l’approbation du peuple par voie référendaire, le 29 mars 1987.

Selon l’ancien constituant et candidat malheureux aux dernières élections législatives(2010/2011), la constitution de 1987 était différente de toutes celles  qu’avait connues le pays en raison du fait qu’elle constitue un refus à l’ordre ancien  et était porteuse d’un projet de société où règne l’état de droit.

AAP, 29 mars 2012

 

 

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